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LUCIEN RAMA
Prénom: 
Lucien
Nom: 
Rama
Lieu et date de naissance: 
Né à Chokier (Flémalle) le 9 février 1957
Coordonnées: 

Atelier à Blegny.

FORMATION, PARCOURS :

Formation Initiale :

Université de Louvain (B), ancien boursier de l’Université de Pise (I)
Etudes de Sociologie, de Littérature et d’Histoire

Cursus Artistique : 

Académie Royale des Beaux Arts de Liège
Institut supérieur des Beaux-arts Saint-Luc de Liège.

Prix et Jury :

Prix Jean Brumioul
Prix Henri Litt Mention Spéciale du Jury
Prix Wizo
Prix Pégase
Prix des Lucquois dans le Monde 1998.

EXPOSITIONS (Sélection) :

Première exposition personnelle, en 1983 à la Galerie Orphéa.
Participation à des expositions thématiques à Bruxelles (B), Lille (F), Knokke (B), Düsseldorf (D), Gent (B), Kluisbergen (B), Paris (F) Lucca (I) Rome (I) Charleville-Mézières-Bézier(F) et Rotterdam (NL).
Ses œuvres sont régulièrement présentées à la Galerie Liehrmann de Liège .
http://www.galerie-liehrmann.be

Foires d’art Contemporain
Foire d'Art Contemporain SAGA Paris, France

Commissariats d’Expositions
-1996 Flémalle « Arte Italiana", Centre Wallon d'Art Contemporain en collaboration avec la Communauté Française de Belgique
-2002 Paris « Pierres de lune, Pierres de terre » Musée du Luxembourg et à la Galerie de Fürstenberg avec Antonio Nocera.
-2003 Paris «Pinocchio et la lune » Orangerie et Mairie du 6e arrondissement.
-2007 Rome « C’era una volta. Le conte de fée dans l’art».Ministère de la Culture, Palazzo San Michele à Ripa sous le haut patronage du Président de la République Italienne.
-2009 « L'Imaginaire Africain » Collection Kadri Agha. Musée d’Art Contemporain de Liège et Galerie des Prémontrés en collaboration avec Ethiart.
-2010 Liège « Huit Pas vers l’Infini » Musée du Grand Curtius de Liège avec l’artiste Pierre Devreux
-2011-2013 Cycle de Conférences sur «Léonard de Vinci: Je ne suis pas la Joconde» sous l’égide d’Angelo Santamaria de l’Association Leonardo da Vinci.

ACQUISITIONS :

Collections privées belges et étrangères.

CRITIQUE (extraits) :

Artiste en dehors des modes passagères, Lucien Ramacciotti expose rarement. A chaque apparition, il nous entraîne dans des univers où le rêve n'est jamais absent. Il faut savoir s'attarder sur ces promeneurs solitaires, ces manèges anodins, ces visages familiers, ces jeux de miroirs imprégnés de mystère.

Partagé entre sa Belgique natale et la ville de Lucques, l'artiste reconnaît avoir nourri depuis son enfance une attirance particulière pour la Toscane. Et ce n'est pas un hasard si ses peintures, principalement ses encres de Chine sur lavis d'acrylique, font référence à un certain classicisme.
Attiré par l’ethnologie et les cultures traditionnelles, en particulier par l’Afrique centrale, cet enseignant, sociologue de formation a d’abord collectionné divers objets de culte puis s’est manifesté rapidement comme critique d’art à partir de 1979.

Passionné par Levi Strauss, mais également par Gustave Doré, ses premiers écrits s’intéressent aux liens qui unissent l’art contemporain et les cultures primitives. Parallèlement à des activités d’enseignement et de recherche, il a signé de nombreux articles pour des magazines spécialisés comme AAA, Arte, Beaux-Arts, (pour n’en citer que quelques uns).

Depuis plusieurs années, ses mains le démangeaient, voulant le conduire au delà de l’écriture, afin d’explorer l’utopie de la création par la peinture.

Initié très tôt aux pratiques artistiques, par un père musicien, amateur de bel canto, puis par le peintre ostendais Raymond Art qui lui apprend la technique de la peinture à l’huile, il présente ses premières œuvres en 1983 à la galerie Orphéa de Liège. Les toiles qui remontent à cette époque étaient largement influencées par le surréalisme et par le mouvement de la Transavantgarde.

Aujourd’hui, ses œuvres récentes continuent de décliner différents mythes universels autour d’un objet symbolique : le miroir, mais de manière plus singulière. « A chaque miroir son reflet ! » aime t-il souligner.
Il convient d’aller à sa rencontre, de découvrir l’univers sans complaisance de cet assembleur d’images, savant coloriste qui sait réveiller «l’enfant intérieur" qui est en nous.

Et quand on lui demande de parler des tendances de l’art d’aujourd’hui, il sourit. Il ne connaît qu'une vérité : ouvrir les jeunes à la beauté, les sensibiliser à l’art. C’est ce qui sauvera le monde… « Tout un chacun peut devenir un bon artiste pour peu qu'il soit "capable de s'étonner", de s’émouvoir devant toutes les cultures.
Lucien Rama possède ses sujets de prédilection : le carrousel, la digue, l’envol, la vie, la mort ; mais toujours dans le respect d'une composition ordonnée. Il ne cache jamais ses emprunts, ni ses citations : Odilon Redon, Chagall, De Chirico, Spilliaert, Ensor ou Paul Delvaux. ..

Nous connaissions, peut-être, le critique d’art passionné. Nous devrons apprendre à connaître le peintre qui est avant tout un narrateur, qui relie la réflexion humaniste à la recherche esthétique car le voir peindre, c’est accepter de nous regarder autrement sur la trame enchantée de sa toile.

« Un immense désir m’a toujours poussé à peindre» dit-il. « Allez savoir pourquoi ? Mes tableaux sont comme des petits arbres changeants à chaque saison. Ils me procurent un grand plaisir lorsque je les réalise. Ils gardent en secret leurs racines. Ils me montrent de temps en temps leurs fruits pour me rappeler que le cycle de la vie est en mouvement. Et que j’ai beaucoup de chance d’en faire partie!» conclut-il.

Carole Hazelwood, Critique d’art - Art Magazine, 1992