Lucien RAMA

Peintre, né en 1957 à Flémalle.

Formation & parcours

Université de Louvain UCL (BE)
Université de Pise (IT) DEC
Directeur honoraire du Collège Saint-Joseph de Chênée
Élève libre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège (Aca soir 1983)
Formé par l’artiste ostendais Raymond Art

Critiques

« Une éducation traditionnelle, une carrière d’enseignant bien remplie : rien ne laisse présager du parcours artistique de Lucien Rama, un parcours jalonné de rencontres fondatrices. Aujourd’hui, Lucien Ramacciotti, plus connu sous le pseudo de Lucien Rama, vit et travaille à Blegny. Il y partage son temps entre son activité de peintre et de sculpteur.

De temps à autre, le temps d’une exposition, il reprend la plume du critique, parfois celle du chroniqueur-radio ou du guide conférencier car il demeure soucieux de transmettre sa passion pour l’Art aux plus jeunes.
Un constat, cette passion est restée intacte depuis 1979 et son œil est toujours aussi vif comme son goût pour la découverte d’artistes nouveaux

Correspondant pour l’Association Internationale des Artistes, il fut formé aux Universités de Pise et de Louvain. Parallèlement à des activités d’enseignement et de recherche, il a signé plusieurs articles et monographies sur l’Art d’aujourd’hui. Attiré à ses débuts par l’ethnologie et les cultures traditionnelles d’Afrique centrale, notamment les peuples Baoulé, Ibo et Fang, il s’est manifesté rapidement comme critique d’art à partir de 1979. De son enfance en Toscane et de ses nombreux séjours à Londres, Lucien Rama, a suivi un parcours atypique : une double culture partagée entre la passion de l’histoire de l’art et l’art d’enseigner. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, il a toujours dessiné et écrit. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, il était un enfant émerveillé par les couleurs et les lumières vives des fêtes foraines mais c’est l’amour de la littérature qui l’a tout naturellement amené à devenir écrivain d’art.

En 1983, il connaît un choc fondateur lorsqu’il découvre les vitraux réalisés par Marc Chagall en 1974 pour la Cathédrale de Reims. “J’ai été totalement fasciné par ces peintures à la fois narratives, religieuses et fantastiques. J’ai tout à coup retrouvé le plaisir de dessiner comme lors de mon enfance. Je me suis reconnecté aux contes de fées, au fauvisme, au néo-primitivisme russe. Les thèmes associés au Surréalisme, tels que les rêves, l’imagination et le retour au passé, ont scellé mon langage plastique.”

En 2010, il fonde le mouvement le “Bel aujourd’hui” avec le sculpteur Francis Desiderio, rassemblant de nombreux artistes internationaux sous le manifeste de Traces d’artistes et Courant d’Art. Leur objectif : mettre en valeur toutes les formes d’art sans hiérarchie de valeurs entre haute et sous-culture, sans frontière de genre culturel ou d’origine géographique, mais en prenant en compte la diversité de points de vue et la prise en compte de l’expression des minorités artistiques. En 2013, il remporte le Prix de la Critique de l’Unesco à Paris. Sa peinture devient résolument figurative, ainsi naissent ses premiers “manèges philosophiques”, tout un univers faussement naïf qui revêt souvent un caractère éminemment humaniste. Inlassablement toile après toile, il met en scène ses lointains souvenirs d’enfance, ses rêves, son inconscient, le tout baignant dans une irréalité métaphysique.
Aujourd’hui, d’un naturel optimiste, il reste fasciné par l’art africain, la mythologie de la méditerranée et l’art des icônes, et continue de nous raconter de belles histoires sur le cycle de la vie. » Carole Hazelwood (Janvier 2022)

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